mardi 29 janvier 2008

L'hiver s'attend


Le givre recouvre
L'herbe d'un manteau d'hermine,
Ô ce doux matin!

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Alors que j'avance
L'oiseau effrayé recule,
Je le salue.

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En levant le nez
Tu vois le ciel bleu, le soleil,
Et tous ces passants.

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Promène ta pensée
L'oiseau l'emportera au loin,
L'étoile en boussole.


[Série de poèmes intitulée "L'hiver s'attend", librement inspiré de la technique des Haïkus ]
Copyright © [29 Janvier 2008] [Jean-Mark Guérin]
Copyleft : cette oeuvre est libre, vous pouvez la redistribuer et/ou la modifier selon les termes de la Licence Art Libre. Vous trouverez un exemplaire de cette Licence sur le site Copyleft Attitude http://www.artlibre.org ainsi que sur d'autres sites.

vendredi 25 janvier 2008

Le Papillon est noir...


Tombe dans l'oubli des tombes de l'Oubli.

Sent qui souffle à ta nuque le souffle d'air d'un battement d'ailes de papillon.

Le papillon est noir.
Noir comme la nuit d'un cruel oubli.

Le papillon est diaphane aussi.
Comme Ta voix qui s'estompe dans les limbes de mon oublie.

Le souffle est léger, toujours. Mais ma colère est noire.Si noire!
Le souffle pourtant m'emporte : il me tente d'un oubli que je traque.

Ces battements ne font pas de bruit, comme un silence qui traine et qu'on oubli.
Ces battements m’emportent vers la capitale de mes rêves d'utopie où la folie s’envole.
Elle s’envole ! (Comme le papillon pour se poser sur La rose.)

Et le papillon bat des ailes.

Il bat! Il bat...

(Mes yeux s'oublient dans ses mouvement.)

Noir, l'ai-je dit?
Diaphane aussi!

La chenille pourtant était blanche, en ces temps ou je fuyais l'Oubli.
Et je n’oublie pas qu’elle était blanche aussi lorsque je te vis.
Blanche encore quand tes lèvres dévoilent Ton sourire.

Mais la Chrysalide bien vite donne le tempo et le temps fuis !
Ton image non…

La pensée qui me reste est cette image d'oubli entre les tombes de l'Oubli.

Le papillon noir souffle pourtant!
Il souffle!

Noir et diaphane,
Son battement est régulier.


[poème intitulé "Papillon est noir"]
Copyright © [25 Janvier 2008] [Jean-Mark Guérin]
Copyleft : cette oeuvre est libre, vous pouvez la redistribuer et/ou la modifier selon les termes de la Licence Art Libre. Vous trouverez un exemplaire de cette Licence sur le site Copyleft Attitude http://www.artlibre.org ainsi que sur d'autres sites.

mardi 22 janvier 2008

Cyrano chantait....


Voici une série de trois calligrammes intitulés "la lune et ma rose", le premier est presque composé de vers rhopaliques, mais c'eût gâché l'effet d'ensemble (c'était juste histoire de faire mon intéressant et de sortir un mot compliqué qui vous fera chercher, fébrile, dans le dictionnaire).
Pour voir de façon plus confortable les calligrammes n'hésitez pas à cliquer sur l'image (je n'ai pas pu les mettre en texte, mise en forme oblige. N'oublions pas que le calligramme oscille entre art littéraire et art pictural ;°).

Calligramme_la-lune-et-ma-rose

[Série de trois calligrammes intitulé "La lune et ma rose"]
Copyright © [23 Janvier 2008] [Jean-Mark Guérin]
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dimanche 20 janvier 2008

Cueille les fleurs du temps...


Voici, comme promis, la version manuscrite du calligramme ainsi que le dessin que j'ai réalisé à la base comme guide.
(cliquez dessus pour avoir le dessin en taille originale)

Calligramme_sablier_manuscrit


calligramme_sablier_dessin


[Calligramme intitulé "Le sablier"]
Copyright © [Décembre 2007] [Jean-Mark Guérin]
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mercredi 16 janvier 2008

« Carpe diem quam minimum credula postero »

(Horace, Ode, L 11, 8)

Voici un extrait du recueil que je suis en train de composer en vu de participer au Prix Poésie de la vocation de la fondation Marcel-Bleustein-Blanche, il s'agit d'un calligramme appelé, avec simplicité, "Le Sablier"...
Je m'excuse pour la médiocre qualité de l'image, je ne peut faire mieux pour l'instant, je partagerais avec vous une version manuscrite dans les jours prochains...


calligramme_sablier_numérique





[Calligramme intitulé "Le sablier"]
Copyright © [Décembre 2007] [Jean-Mark Guérin]
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lundi 14 janvier 2008

Sur les toits

La maison cache
Ses yeux
Quand la pluie tombe,
Drue, drue,...

Mais moi j'ouvre
Ces yeux
Et j'écoute les gouttelettes,
Fines, fines,...

C'est quand je ressens
Ce vide
Que je contemple les toits,
Nues, nues,...

Soudain, dans la nuit
La paix
Envahit doucement mon être,
Spleen, spleen,...

[Second poème de la série "Scènes quotidiennes", intitulé "Sur les toits"]
Copyright © [14 Janvier 2008] [Jean-Mark Guérin]
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A l'autre bout du Monde, les roses sourient aussi ? - Premiers Haïkus


J'ai découvert, il y a peu de temps, un style nouveau de poème : le haïku. Quand je dis nouveau, pour moi s'entend bien évidemment. Ces poèmes au premier abord rigide révèlent, à l'usage, une forme d'expression réduite à l'extrême qui permet de montrer comme tout moment précieux l'est en premier lieu pour sa simplicité.

Cette forme, très codifiée, de poésie qui semble nous venir du japon, merci Wikipédia, s'écrit comme suit : 17 mores en 3 vers (v1 : 5 mores ; v2 : 7 mores et v3 :5 mores). Mais au vu des particularités de la langue française nous userons plutôt de syllabes que de mores (un tercet de 5, 7 et 5 pieds donc), mais le haïku doit également respecter la règle du « kigo » (ou « mot de saison » apparemment) que j'interprèterais librement.

Loin de moi l'idée de chercher dans ce nouveau style une quelconque philosophie, il ne s'agira pas de prendre les haïkus pour ce qu'ils ne sont pas mais pour ce qu'ils sont : la traduction d'un moment figé dans la mémoire. Il n'y a pas de double sens pas de sens caché, juste le sentiment d'avoir été le témoin privilégié d'un moment particulier dont j'essaie de traduire toutes les harmoniques.

A l'autre bout du Monde, les roses sourient aussi ?

Son rire tenait,
Malgré le froid vent du soir,
Mon cœur au chaud.

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Qu'importe l'hiver,
Ses yeux malicieux
Sourient à mon âme.

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Ma rose joyeuse
Rend même le Soleil jaloux:
Le soir s'en vient.

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La joie me revient
Avec tout ces beaux jours
Et son sourire.


[Haïku intitulé : "A l'autre bout du Monde, les rose sourient aussi? "]
Copyright © [14 janvier 2008] [Jean-Mark Guérin]
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vendredi 11 janvier 2008

Pensée en Avalanche

    Comme en pensée
    D'avalanche :
    La tristesse
    Et la colère.

    L'impuissance
    Surtout,
    A ne plus comprendre.

    Pourquoi ma Rose
    Est piquante
    Est distante.

    Destructrice.
    Comme mes pensées
    En Avalanche.

[poème intitulé "Pensées en avalanche"]
Copyright © [11 Janvier 2008] [Jean-Mark Guérin]
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jeudi 10 janvier 2008

Poème d'un tendre Rien

D'abord,
Ses lèvres dévoilent
Un sourire ;
Rideau qui se lève
 Sur une scène de nacre.

Dans son regard,
Un Iris en fleurs.

Alors,
Le Cœur battant
S'envole des lèvres
Pour aller,
Distrait papillon,
Butiner à la source des mots.

[Premier poème de la série "Scènes quotidiennes", intitulé "Poème d'un tendre rien"]
Copyright © [10 Janvier 2008] [Jean-Mark Guérin]
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