mercredi 8 janvier 2014

Comme chaque année, de bonne résolutions...

L'année 2013 est maintenant définitivement derrière nous : sa lente agonie qui n'en finissait pas commençait, pour ma part, à me porter sur les nerfs, je suis donc assez content d'être débarrassé de cette « Annus horribilis » pour reprendre le latinisme consacré (à tort ou à raison d'ailleurs).

Bref, je fonde de grands espoirs en cette année nouvelle et je vous souhaite à tous, rares lecteurs de mon blog de rimailleur, une très belle année 2014. Pour fêter cette année nouvelle, je partage avec vous l'un des poèmes que j'ai écrits en 2013.

J'ai, à ce propos, beaucoup écrit ces derniers mois, mais je n'ai que peu partagé. Cela peut-être en raison de ma pratique très marquée XIXe qui tend donc à mettre en mot beaucoup d'états d'âme. Dans la mesure où les mois récents furent durs et lourds, j'avais, d'une part, des réticences liées à la pudeur. D'autre part, j'avais des réserves en raison de l'implication de quelques personnes dans ces tranches de vie, implication qui nécessairement se retrouve d'une certaine façon sur le papier.

Mais baste ! Je trouverais bien à sélectionner quelques textes et, par ailleurs, j'espère bien écrire plus légèrement dans les mois à venir. Peut-être dans le courant de l'année en viendrais-je à recélébrer les élans d'un coeur à l'abandon.



Plus aucune espèce d'importance

 

Allons camarade ! La prophétie est passée :
L'Arbre Millénaire s'est embrasé soudain.
Astartée se fait attendre dans les décombres
De ton passé-cendre : tout est consumé.

 

Il te faut désormais reprendre cette route
Que prennent tous ceux qui fuient leurs décombres.
Et, partout, tu ne verras que Souffrance,
Car la route est pleine des plaisirs consumés.

 

Allons, camarade, ne pleure plus !
Prendre la route c'est ouvrir les bras,
C'est rêver et découvrir,
C'est aimer — peut-être.

 

Il te faut revenir à ce qui fut d'avant.
D'avant la première route ; d'avant la première vie.
À cette condition seule, tu t'ouvriras aux possibles ;
Tu t'ouvriras à des lendemains non encore consumés.

 

Allons, camarade, avançons !
Brûle ce qui te reste,
Ris de ce qui te reste :
Ça n'a plus d'importance.


[poème intitulé "Plus aucune espèce d'importance"]
Copyright © [8 Novembre 2013, Lyon] [Jean-Mark Guérin]
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