mercredi 26 janvier 2011

Hier & Demain

A celle qui a partagée ma vie un moment.
Un poème écris à sa pensée, alors que notre chemin semblait continuer encore
.

Une forêt infinie. Le respect est silencieux.
Ma pensée est trouble ; ma vue se brouille,
Sais-tu, toi, où je suis ?

Regarde comme les pâles rayons
Traverse ces hautes frondaisons :
Ton amour tracera mon chemin.

Un bosquet clair-obscur me suspend,
Mon ombre est immobile et attend :
Ton amour bâtira mon espoir.

Ô taillis, m'allez-vous dire qui je suis ?
Ni mon ombre, ni ton ombre, autre chose :
Ton amour sera cette lumière.

Toutes ces ombres sont la restriction
De ta folie qui est aussi ma folie.
Et nous sommes cet amour.

Tout cela t'appartient
Lueurs, bosquet, folie,
L'ombre même !

Ô sens de mes sens,
Ô lendemains qui chantent.



[poème inti­­tulé "Hier & demain” huitième de la série "Dédicaces"]
Copyright © [2010] [Jean-Mark Guérin]
Copyleft : cette oeuvre est libre, vous pouvez la redistribuer et/ou la modifier selon les termes de la Licence Art Libre. Vous trouverez un exemplaire de cette Licence sur le site Copyleft Attitude http://www.artlibre.org ainsi que sur d'autres sites.

Au souffle de ma prophétie

A ce qu'ose le souffle


Quel est ce souffle qui me prend et me soulève
Comme venu d'outre-tombe, de delà les mers ;
Ces déesses et leurs troubles cothurnes ;
Par delà le tombeau solaire s'oubliant ;
Par delà cette scène et ce laquais.

C'est un envahissant hymne à l'harmonie
C'est un poison sucré, nectar sordide ;
Impérieux devoir dont je tords le cou.

C'est ma folie, ô ce désordre envahissant,
Calme d'après-tempête, oeil mauvais.

Muse, va-t'en, mon choix est ailleurs
Je compose ce que dicte ma folie.

Que ces gardiens partent !
(En Arcadie, que sais-je ?)

Fat est leur soleil, fat leurs propos :
Leur style pue la viande faisandée.

Et je me perds au souffle de ma prophétie
Triomphant toujours de ma raison,
Puisque cette folie est loi.


[poème intitulé "Au souffle de ma prophétie” septième de la série "Dédicaces"]
Copyright © [Eté 2010] [Jean-Mark Guérin]
Copyleft : cette oeuvre est libre, vous pouvez la redistribuer et/ou la modifier selon les termes de la Licence Art Libre. Vous trouverez un exemplaire de cette Licence sur le site Copyleft Attitude http://www.artlibre.org ainsi que sur d'autres sites.

dimanche 14 juin 2009

Evermore

Après la série "concours", voici quelques poèmes réalisés dernièrement que je n'ai pas eu le temps de publier. Je les égrainerais dans les jours à venir pour ne pas submerger le lecteur d'un trop plein d'information :).

En hommage à P. Verlaine dont le poème "Nevermore" a été le tout premier à m'inviter à concevoir la poésie comme un travail de l'âme comme de l'esprit...

 

Souvenirs, souvenirs, que me voulez vous ?
Vos paysages sont-il autre chose que des songes ?

Un lac quiet et immobile fascine mes sens,
Les grillons crissent au son d'une cloche lointaine.

Le ciel est lourd, pesant et apaisant à la fois
Ici l'ultimat pourrait nous emporter,
Peut m'en chaux !

Des amis accompagnent ma marche silencieuse ;
C'est un bout de bonheur que toute cette eau.

Et le soleil darde et darde encore
Loin des frondaisons du bosquet dépassé.

La vue se dégage alors dévoilant un vallon ;
L'après-midi s'avance et nous sommes fourbus.

Apparaît le village et re-sonne le vieux clocher,
En écho des troupeaux qui rentre des pâturages.

Tu n'y était pas, mais présente dans mes songes,
Mes souvenirs s'illumine de ton sourire silencieux.

Le reste, tout le reste, n'est que poésie.

 

[poème intitulé "Evermore" sixième de la série "Dédicaces"]
Copyright © [Mars 2009] [Jean-Mark Guérin]
Copyleft : cette oeuvre est libre, vous pouvez la redistribuer et/ou la modifier selon les termes de la Licence Art Libre. Vous trouverez un exemplaire de cette Licence sur le site Copyleft Attitude http://www.artlibre.org ainsi que sur d'autres sites.

mardi 10 février 2009

Mémoires et cultures 2008 (3)


Voici le dernier des trois poèmes proposés pour le concours poétique 2008 de l'association mémoires et cultures, c'est de loin mon préféré bien qu'il n'ai pas été retenu. Il est intitulé "Blason".

A celles dont les sourires nous transcendent.

Ô source des mots
Et source d'amour.
Ô fruit de nos envies
Et berceau des désirs.

Ô scène toujours nouvelle
Au rideau d'un rouge carmin,
De vinaigre ou bien de miel,
Toujours de la nacre l'écrin.

Ô fruits âprement défendus
Soudain offerts pourtant,
Ô diapason des sentiments
Éclairez ; attirez ; brillez !

Car la beauté et l'ivresse,
Le plaisir et l'amour,
Sont à vos pieds,
Sont à ce prix.


[[poème intitulé "Blason" cinquième de la série "Dédicaces"]
Copyright © [Aout-Septembre 2008] [Jean-Mark Guérin]
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samedi 6 décembre 2008

Ode du passé ou prophétie d'un futur vieillisant

Aux amitiés sincères

Qu'êtes-vous, ô mes amis, devenus ;
Où donc les vents vous emportent-ils ?
Est-ce en souvenir des jours de bohème vécues
Que votre image vogue dans mes esprits tranquilles ?

Avez vous oublié et déjà enterré mon image ;
Ou vous souvenez vous, mélancolique, de nous ?
Parfois j'ai cru vous revoir en un subtil mirage,
Mais l'espoir a su se faire vain tout à coup.

Vous n'êtes pas ici.

Mes amis, hélas, un jour vous ne serez plus
Et même la pierre d'un tombeau m'enfermera.
Entendez cependant ma voix qui tombe des nues :
Riant de notre jeunesse que jamais rien n'ennuya.

Mes amis, en disciple infatigable, je serais missionnaire
De votre souvenir, de vos paroles et de votre intelligence,
Car Je sais que vous m'étiez et m'êtes fidèles dans le silences,
Et vous m'auriez suivi, comme je vous suivrais en impaires.


[poème intitulé "prophétie d'un futur viellisant",quatrième de la série "Dédicaces"]
Copyright © [Novembre 2008] [Jean-Mark Guérin]
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L'alcool en déraison.

À tout ceux que mes esprits dérangés ont pu gêner...

Dans le flou de ma pensée,
Mon sang bouillonne et tempête ;
Rien ni personne ne m'arrête ;
Mon âme déjà s'est dispersée.

Du sang empoisonné s'élève l'écume
Tandis que ma muse se noie dans l'alcool.
Rien ni personne n'entrave ma parole,
Je fais de mes esprits l'éloge posthume.

Et tout mes mots blessent les âmes,
Droite et pure ; ah ! Je suis infâme...

Pardonne qui voudra et qui pourra,
Mes esprits retrouvés ne le feront pas.

Car la bête jalouse et mauvaise
Que garde les sirènes sourdes,
Prend trop souvent ses aises
Du tréfonds de la gourde.

Ah ! Que ne peut-on traverser l'Acheron,
Faire taire, d'un oubli, la honte sans nom.

[poème intitulé "L'alcool en déraison", troisième de la série "Dédicaces"]
Copyright © [6 Novembre 2008] [Jean-Mark Guérin]
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vendredi 14 novembre 2008

L'ombre de nos envies

Aux grenouilles un peu tendre

Dans l'ombre de l'ombre,
Dans un jour fait plus sombre,
Deux âmes soupirent et s'agitent ;
S'inventent leurs signes et leurs rites.

Silence ! La nuit appartient à l'ombre
De tout ces amants sans nombre,
Cohorte sans cesse grandissantes
Qui portent fanion d'une amour naissante.

Le souffle va et vient encore
C'est un râle, un cri, un renfort,
A l'âme de l'ombre amie
Qui se donne pour ennemi.

Les corps se mêlent ainsi aux âmes,
S'unissent, se lient et se pâment.
L'amour n'est qu'un désir de fange,
Le reste est la part des anges.


[poème intitulé "L'ombre de nos envies"]
Copyright © [6 Novembre 2008] [Jean-Mark Guérin]
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mardi 7 octobre 2008

Se moquer du temps...


Parce que la peine capitale est un crime, un acte odieux de barbarie dont les complices sont les citoyens et les victimes les coupables. Aucune logique ? Non, ne cherchez pas, la mort possède la sienne propre qui ne répond qu'à une soif qui n'est pas animale, mais bien humaine.

Parce qu'il ne faut jamais oublier qu'une personne que l'on condamne c'est un échec que l'on assume, que c'est une paresse intellectuelle qui détruit ce qu'il reste de beau dans l'humain : l'espoir et l'humanisme...

En souvenir de ceux que la justice humaine, avec son habituelle arrogance, à préférée voir rayé de la liste des vivants : innocents ou coupables, qu'ils soient assurés que les vivants - eux - le sont assurément de leur mort.

Aux morts en sursis !

Il se moque du temps...

C’est un bois petit et étrange
Où l’on pouvait voir, m’a-t-on dit,
Les dryades ; les nymphes et les anges
Que connaissent les mythes d’ailleurs et d’ici.

Tout y était pur, doux et si clair !
Les feuillages fredonnaient une chanson
Qui disait la beauté des cimes et la douceur de l’air ;
Les vignes sauvages poussaient en frondaison.

Mais tout ceci est souvenir d’un passé révolu,
Les fées ont disparu quelque part dans les nues
Quand le temps fit passer les heures et les moissons.

Il existe un homme cependant qui s’y rit des saisons,
Heureux hôte du bois, il vit là, pauvre et nu,
Se moquant doucement au vent mauvais des pendus.


[poème intitulé "Il se moque du temps", Premier poème de la série "Dédicaces"]
Copyright © [7 Octobre 2008] [Jean-Mark Guérin]
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lundi 15 septembre 2008

Sarabande du Souvenir


Poème dédié, vous le devinez, aux souvenirs et aux sourires en balançoires.


Lancinante sarabande des souvenirs
Dans les moindres brises de l'esprit.
Ils s'emportent ; se brisent ; s'envolent
Et s'accrochent sur les fils d'un sourire.

Là, ils se balancent et puis s'étiolent.

Mon âme se blesse ainsi au fil du rasoir
Qu'aiguisent mes esprits tortueux.
Ils sont piégés par l'ombre de ce regard
Où, coquette, la Lune a moiré.

Mes souvenirs réclament alors sans répit
La douce vision de cette muse d'un soir,
Une Anatolé au sourire en balançoire,
Qui hante encore le dédale de mes esprits.

De mes rêves éveillés, ne me reste ainsi
Que la tristesse, la joie et le pesant oubli
De l'espoir inutile du songe d'une nuit.


[poème intitulé "sarabande du souvenir", deuxième poème de la série "Sarabande"]
Copyright © [15 Septembre 2008] [Jean-Mark Guérin]
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mercredi 25 juin 2008

A la passante inconnue [1]


Hommage à Brassens...

A la passante inconnue [1]

Comme une éclipse ;
Comme un éclat de lumière
Et comme le songe d'un instant.

Comme la joie la plus pure ;
Comme la plus sombre douleur
Et comme tout les instants d'éternité.

Comme le vent dans les arbres ;
Comme la blondeur des blés
Et comme la cime des montagnes.

Comme l'énigme des sphinx ;
Comme l'oubli du Styx
Et comme un moment inassouvie.

Comme le sourire de la muse
Et toutes ces choses qui nous dépassent.

C'est ainsi que se vit et s'oublie
La passante inconnue.


[poème intitulé "A la passante inconnue [1]", hommage dans la série "dédicace"]
Copyright © [25 Juin 2008] [Jean-Mark Guérin]
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