Au bal des ombres déchues


Hommage à R. Desnos


Au bal des ombres déchues dansent les souvenirs,
Ces souffles fragiles de nos rêves d'outre-songes
Qui viennent, denses, se heurter aux parois du désirs.
Ha! Sourires familiers ; fermoirs des feux qui me rongent...

Être une ombre donc parmi les ombres,
 Fantômes déchus à l'âme d'un blanc trop sombre.
Et les ectoplasmes, mêmes, se confondent
A l'Arctique des délires de ce monde.

Et nos chairs faites Ombres dans cet élan,
D'envie et de joie plus que d'amour intense,
Trouve dans l'autre cet éternel instant
Que la réalité nous refusera d'avance.

Ainsi que Midas fit de l'or sans trêve,
Voyez comme je fais des songes sans grève :
Il n'est rien pour m'arrimer ; rien pour aimer,
La réalité, soudain - soudain ! -, s'en est allée.


[poème intitulé "Au bal des ombres déchues"]
Copyright © [20 Avril 2008] [Jean-Mark Guérin]
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