Parce que la peine capitale est un crime, un acte odieux de barbarie dont les complices sont les citoyens et les victimes les coupables. Aucune logique ? Non, ne cherchez pas, la mort possède la sienne propre qui ne répond qu'à une soif qui n'est pas animale, mais bien humaine.

Parce qu'il ne faut jamais oublier qu'une personne que l'on condamne c'est un échec que l'on assume, que c'est une paresse intellectuelle qui détruit ce qu'il reste de beau dans l'humain : l'espoir et l'humanisme...

En souvenir de ceux que la justice humaine, avec son habituelle arrogance, à préférée voir rayé de la liste des vivants : innocents ou coupables, qu'ils soient assurés que les vivants - eux - le sont assurément de leur mort.

Aux morts en sursis !

Il se moque du temps...

C’est un bois petit et étrange
Où l’on pouvait voir, m’a-t-on dit,
Les dryades ; les nymphes et les anges
Que connaissent les mythes d’ailleurs et d’ici.

Tout y était pur, doux et si clair !
Les feuillages fredonnaient une chanson
Qui disait la beauté des cimes et la douceur de l’air ;
Les vignes sauvages poussaient en frondaison.

Mais tout ceci est souvenir d’un passé révolu,
Les fées ont disparu quelque part dans les nues
Quand le temps fit passer les heures et les moissons.

Il existe un homme cependant qui s’y rit des saisons,
Heureux hôte du bois, il vit là, pauvre et nu,
Se moquant doucement au vent mauvais des pendus.


[poème intitulé "Il se moque du temps", Premier poème de la série "Dédicaces"]
Copyright © [7 Octobre 2008] [Jean-Mark Guérin]
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Commentaires

1. Le mardi 7 octobre 2008, 23:35 par temps

Mourir n'est rien,
comparé à la peine de ne pas avoir vécu,
Mourir n'est rien comparé à la peine d'avoir laissé l'assassin d'enfant faire son oeuvre.
Jour après jours des boutons prêt à éclore écrasés dans le fossé,
par respect pour une ame de démon,
nous condamnons celles d'enfants innocents.
N'avons nous pas vu ces repentis drogués de cachets et même émasculé se faire équiper de prothèse pour continuer leur oeuvre morbide.
Qui est le bourreau ?
Celui qui laisse les innocents aux mains du hasard ?
Ou celui qui trouve que la justice en ce pays grandit l'ame humaine ?
Cordialement

2. Le mercredi 8 octobre 2008, 10:37 par j-mark

La justice est une chose nécessaire tant qu'elle ne déshumanise pas l'humain, or le problème ici c'est que le juge et le citoyen valent le coupable en ce qu'il ne se rendent pas compte que c'est la société qui enfante les problèmes.

Ce sont ceux qui condamnes qui, par facilité, ne cherchent pas à comprendre le "pourquoi" mais plutôt le "comment".
Car cette recherche du "comment", répond à la soif de sordide qu'éprouve les "honnêtes-gens" qui, comme vous, semble se complaire à l'évocation de faits divers macabres qui 'de facto' justifie la peine de mort et gomme l'aspect "collectif", plus que personnel, de tout crime.

La justice que vous semblez idéaliser est l'avatar d'une justice vieille comme le monde ; vieille comme la plus sombre sottise : la loi du talion.

Que l'on se cache derrière des faits divers, derrière l'innocence des enfants, pour justifier nos crimes les plus sournois -parce que assumés socialement- est une aberration inexplicable autrement que par la crasse ignorance de nos contemporain des processus qui se jouent au sein de notre société.

cordialement

3. Le vendredi 10 octobre 2008, 10:36 par Elbe

Une justice irréversible est une justice qui tuera des innocents.

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