Ode du passé ou prophétie d'un futur vieillisant

Aux amitiés sincères

Qu'êtes-vous, ô mes amis, devenus ;
Où donc les vents vous emportent-ils ?
Est-ce en souvenir des jours de bohème vécues
Que votre image vogue dans mes esprits tranquilles ?

Avez vous oublié et déjà enterré mon image ;
Ou vous souvenez vous, mélancolique, de nous ?
Parfois j'ai cru vous revoir en un subtil mirage,
Mais l'espoir a su se faire vain tout à coup.

Vous n'êtes pas ici.

Mes amis, hélas, un jour vous ne serez plus
Et même la pierre d'un tombeau m'enfermera.
Entendez cependant ma voix qui tombe des nues :
Riant de notre jeunesse que jamais rien n'ennuya.

Mes amis, en disciple infatigable, je serais missionnaire
De votre souvenir, de vos paroles et de votre intelligence,
Car Je sais que vous m'étiez et m'êtes fidèles dans le silences,
Et vous m'auriez suivi, comme je vous suivrais en impaires.


[poème intitulé "prophétie d'un futur viellisant",quatrième de la série "Dédicaces"]
Copyright © [Novembre 2008] [Jean-Mark Guérin]
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