D'autres poèmes suivrons sous peu ; celui-ci est un peu dur peut-être, je l'ai écris cet été après la lecture du livre de Calderon dont mon premier paragraphe est un éponyme. Ce poème s'intitule : "cessons donc..."

La vie n'est qu'un songe
Et l'existence s'illusionne,
Quel est le prix de la vérité
Si ce n'est celui de la poudre ?

Les tempes battantes, un homme défait
ce qu'une foule ne peut faire.
Mais un homme c'est misère :
Un rien dans un Océan de tout.

Nous vivons, nous aimons, nous luttons,
Nous mourrons, nous détestons, nous renonçons.
Et pourtant les cimes gardent leurs superbes ;
Et pourtant les fruits restent doux à nos langues.

Sachez que l'aigle que l'on croit discerner
N'est, en vérité, qu'un commun charognard :
Vil et grandiloquent. La vie n'est pas juste,
C'est une cruelle ironie sans vainqueurs
Ni vaincus.

La vérité crue ne dissipera jamais l'illusion,
Cessons de juger.


[poème intitulé "Cessons donc"]
Copyright © [Juillet 2009] [Jean-Mark Guérin]
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