Je suis seul, nous sommes cinq.
Nous sommes des milliers
Entre ici et nul part ;
Quelque part ou partout.

Et dans nos abimes de servitudes
Nous songeons, voyez : nous voyons,
A toutes ces chaines irréelles :
Sont-ce vos chaines si réelles ?

Il n'est pas de corps qui ne sentent
La présence obsédante, oppressante,
de votre tyrannie.

Vos pensées nauséabondes traversent la chair
puisque l'esprit est faible, si faible !
Pourtant partout réside cet espoir,
Comme une lumière brulante.

Car bientôt viendra le prophète
Celui qui vient et qui libère
Sera celui qui asservit.

Nous l'appellerons
Despote.


[poème intitulé "Les despotes"]
Copyright © [Printemps 2010] [Jean-Mark Guérin]
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