A ce qu'ose le souffle


Quel est ce souffle qui me prend et me soulève
Comme venu d'outre-tombe, de delà les mers ;
Ces déesses et leurs troubles cothurnes ;
Par delà le tombeau solaire s'oubliant ;
Par delà cette scène et ce laquais.

C'est un envahissant hymne à l'harmonie
C'est un poison sucré, nectar sordide ;
Impérieux devoir dont je tords le cou.

C'est ma folie, ô ce désordre envahissant,
Calme d'après-tempête, oeil mauvais.

Muse, va-t'en, mon choix est ailleurs
Je compose ce que dicte ma folie.

Que ces gardiens partent !
(En Arcadie, que sais-je ?)

Fat est leur soleil, fat leurs propos :
Leur style pue la viande faisandée.

Et je me perds au souffle de ma prophétie
Triomphant toujours de ma raison,
Puisque cette folie est loi.


[poème intitulé "Au souffle de ma prophétie” septième de la série "Dédicaces"]
Copyright © [Eté 2010] [Jean-Mark Guérin]
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